Une vie qui se ferme comme un livre de chevet,
Ne laissant dans mes mains,
Qu'un toucher de velours,
Une odeur âpre d'amertume.
Bien remplie de sentiments d'amour et de pitié.
Piquante, avec les épines d'une rose,
Et douce avec la beauté de l'orchidée.
Son arrogance fût sans compter,
Son insouciance mesurée,
Son obéissance limitée,
Sa persévérance non fondée.
Cette vie n'a trouvée aucune récompense,
Pour ce temps si souvent accordé et dénué de sens.
Un calme plat envahit tout l'espace,
D'un drap blanc, virevoltant sur mon âme.
S'accaparant mon corps tout entier,
Pour le faire bruler dans ses flammes.
Il est évident que le songe qu'entraîne ma vie,
N'est qu'éphémère.
Sa pureté qui me fait avancer,
N'est que l'ombre de moi-même.
Un diable, un Ange, sur chaque épaule.
Guidant mes pas, vers la déchéance et la souffrance.
Vers un non-lieu,
Vers un sommet trop haut et trop lointain.
Je ne l'atteindrai pas cette perfection,
Parce qu'à la croisée des chemins,
Je n'ai rencontré que l'abandon...